Publié le 11 Avril 2016

photo F.Patay

photo F.Patay

Adhérences

 

C'est une difficulté terrible pour moi de "laisser envoler l'oiseau".

Je suis dans  le chaos de la rencontre de deux mers qui ne veulent pas cohabiter,  ma part sage et ma part sauvage.

J'ai failli arrêter de peindre il y a quelques années car mon travail, classique, policé, "respectueux" ne présentait plus aucun intérêt pour moi.

En recommençant à peindre, en  2003 ou 2004 ,  j'étais sûre de désormais m'accorder la liberté attendue,

 

Mais  12 ans plus tard  je constate que mes liens sont encore bien présents,  qu'ils se sont resserrés même,  doucement, sagement, pernicieusement.

 

Rompre avec , la décision n'est pas difficile à prendre, intellectuellement..  Mais physiquement c'est un duel  , le besoin de parfaire, de soigner, l'idée de labeur est toujours à rôder.

 

C'est comme si,  en travaillant sur ma toile,  je regardais s'éloigner au fur et à mesure de mes coups de pinceau, de mes coups de couteau , l'horizon, le vent, la soif, la poussière,  tout ce qui était en germe aux premiers gestes, et qui peu à peu s'ensevelit dans le convenu,  l'imagerie.

Un chien à la chaîne qui entendrait hurler un loup ne se sentirait pas plus prisonnier que moi.

 

Je dois faire avec les variations de mon esprit et de mes ressentis, qui d'un jour à l'autre passent de la quête la plus pressante pour l'"autre chose"  à une sorte de quiétude complaisante qui me rend absolument aveugle et sourde et me fait accumuler les couches, les reprises, les arrangements.

Il me faudrait 15 toiles en suspens pour ne plus avoir la tentation de les ensevelir, de les engluer.

Et pourtant, quand j'ouvre ce volet, comme elle est joyeuse , l'envie,

redécouvrir le très sensuel et riche bonheur de poser  la matière sans calcul , d'observer comme de très loin ce qui se passe à l'insu des prérogatives.

L'autre moi. Il est là , dissimulé avec ses poils rêches , ses oreilles mobiles, ses griffes usées 

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Rédigé par Planeth

Publié le 17 Septembre 2015

Parfois je suis des morceaux,, des îlots dépareillés, dispersés

Et dans ce temps là, je réfléchis à ce que je suis, et aux raisons qui m'occupent mais

Le résultat est insatisfaisant, menteur, inadéquat

 

Dans ce temps là il ne faut pas se définir, et chercher d'explications extérieures.  Ce n'est qu'en moi même que je suis éparse, difficile à rassembler, inconnue à mes propres sens;

 

Les émotions parcourent ma planète interne comme les ouragans sur les 40ème , elles s'emmêlent, se diffusent comme des lambeaux de nuages , irréconnaissables.

 

C'est juste d'apprendre à les regarder filer, sans leur accrocher de rubans, c'est juste de s'asseoir et de les contempler, désarçonnée, oui, lourde, oui, patiente, oui.

guêpiers d'Europe sur l'Aliso (Corse)

guêpiers d'Europe sur l'Aliso (Corse)

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Rédigé par Planeth

Publié le 4 Septembre 2015

 

Cette nuit je me suis demandée pourquoi je dormais enfin, ...

 

Ce lieu

 

Le lit est un véhicule particulier,  un embarquement, une plate forme de lancement, un arrêt en plein désert, désolant,  une plaque bouillante sur laquelle on tourne et retourne comme un poisson sur le grill.

 

J'ai dormi dans le même petit lit bateau de mes 2 ans à mes 18 ans et plus,  alors même que ce lit s'est trouvé déménagé dans d'innombrables endroits. 

Ma chambre était un lieu fixe qui voyageait dans l'espace:  le lit bateau, la grosse armoire bretonne, le petit secrétaire,  ils étaient les trois gardiens . 

 

Dans l'appartement de Pau, j'avais à peine la place de me glisser de l'un à l'autre, ils s'étaient rapprochés de moi comme si le monde extérieur avait rétréci..  Puis dans la grande maison de Jurançon, ils sont partis loin dans  l'immense pièce,  mais là, c'était l'époque où je traversais ma chambre terrorisée le soir,  me sentant plonger dans une nuit fourmillante d'esprits.

 

L'espace du lit était toujours le même. J'ai commencé à toucher le panneau du fond vers 14 ou 15 ans je pense.  Un espace sécurisé.  Un ciel et un sol proches de ma tête et de mes pieds.  Je planquais mon linge sale dans les creux du fond du lit,  mes journaux et bouquins tombaient dans l'espace entre le sommier et le flanc de bois. Le sommier, déformé, plein, grinçant. Le matelas devait être en laine je suppose, avec des gros boutons effilochés que je sentais sous le drap.

 

Il oscillait , comme souvent les lits bateaux, entre ces deux grands montants, comme une barque à l'attache.

 

Plus tard, dans la grosse maison familiale, en Bretagne, j'ai retrouvé un espace de navigation nocturne  dans le même genre , mais beaucoup plus gros. 

Une chance,  dans cette maison pétrifiée par le froid (ohhh l'hiver 85)  c'était le seul lieu de tiédeur possible.  Je grimpais à son bord et m'enfonçait dans le matelas déformé,  amassant au dessus de moi deux ou trois couettes  dépareillées.

Un nid,    j'étais dans son creux , au milieu, ensevelie, cachée comme un oeuf. J'y amenais à manger, des piles de bouquins, des cahiers, mon chien en gardait  l'accès. 

 

Mes nuits étaient des plongeons dans les profondeurs, avec parfois au milieu juste assez de lucidité pour traverser les grands couloirs éclairés de lune, descendre les marches d'ardoise jusqu'aux toilettes d'en bas, en automate, puis remonter  en sautillant, avec ce petit bruit clair et mat que fait le pied nu sur la pierre.

Pas d'insomnies...

 

 

Puis, plus de lit bateau..  pendant toutes ces années.

Des espaces plats, plus ou moins souples, techniquement travaillés, récents ou pas, largeurs variables... mais plats ,  et de plus en plus fermes... Parce que c'est ça qu'on se dit: il faut un lit "ferme".

 

Mon lit actuel est grand et ferme...

 

Mais ici, dans ce lieu, je me suis faite accueillir dans les grands bras d'un lit bateau. La même famille exactement, ,avec ce matelas déformé et plongeant, compact, comme un grand corps de mère.  Et la couette au dessus..

 

Et je dors.

 

 

 

Chantelle,  Septembre 2015

Rennes 69

Rennes 69

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Rédigé par Planeth

Publié le 3 Août 2015

Je suis retombée ce matin sur ce texte de Mai 2013,  écrit suite à une expérience de RED (rêve éveillé dirigé), il m'était complètement sorti de la mémoire

 

 

 

Allégeance

 

 

 

J'ai tiré la corde et au bout il y avait un morceau de bois pourri.

 

Le déclencheur : certainement, le fusil  de  l'arrière-grand-père (RED) qui mène à l'idée de cette lignée dont les mots d'ordre ont été : domination, ordre, contrôle.

Et aussi le rêve que j'ai fait l'autre nuit, sur ces énormes troncs pourris qui me menaçaient et que j'ai fait tomber à terre.

 

La maison porteuse  : Le Manoir

 

Si je suis du doigt cet arbre généalogique, je sens les aspérités, les duretés, les accrocs, le peu de don pour le bonheur. Mon frère, mon père , ma grand-mère et certainement mon grand-père, mon grand-oncle Camille, tous minés par une dépression larvaire, une aspiration vers une mélancolie mortifère et improductive.   Camille , tuberculose.  Papa,  suicide inconscient,

 

A nous cinq, mes quatre frères et moi, nous avons eu trois enfants.

Comme une branche qui finit par se rabougrir et sécher.

 

Chez moi, trois allergiques, poumon fragile

 

Cette maison nous a pesé, nous a miné. J'ai senti son poids, sa présence parfois hostile

.

Nous avons eu raison de la vendre, et je comprends mieux pourquoi je me suis débarrassée de tous  les objets que j'avais pu conserver d'elle.

 

Peu importe ce qui a pu nourrir cette chose en elle, des événements du passé, cela ne nous concerne plus.

 

Il y a d'autre choix que la mélancolie et la tristesse, aucune espèce de fierté à tirer de cela.

Je ne veux plus me laisser écraser par cette relation à ma généalogie, cette fidélité, cette allégeance.

 

Les hommes, et parfois les femmes de la famille Patay se sont comportés comme des despotes, imposant leur loi, une certaine idée de la morale et du contrôle. Les choses qu'on doit faire, ce qu'on doit penser,  Il y avait l'époque, il y avait le lieu, une famille entièrement dévolue à la guerre en 14/18,   récupérant ses deux fils d'à peine 20  abimés à vie, souffrants à vie .

 

Mon père envoyé à 13 ans par son père comme « volontaire » pour déblayer  les corps dans un train dévasté par une explosion en gare de Rennes.

 

La dureté chez mon père, sa mélancolie permanente.

 

Un choix.

 

Je suis libre.

Je fais le choix de la joie , et de créer encore et encore .

 

Ce passé m'appartient, il est en moi , comme il est dans mes deux fils, mais il doit rester à sa place, comme un stigmate , une cicatrice refermée. 

 

Je crois que la cigarette est la dernière cartouche que je concédais à cette allégeance, donner prise au désir de mort sur moi, une lutte. Donner raison à la tristesse de parfois me submerger."

 

 

 

 

photo F Patay

photo F Patay

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Publié le 1 Août 2015

Pas à pas

 

Et voilà,  de nouveau intranquille et obligée de fouiller au fond de moi pour reposer mes mains sur les choses palpables. Le changement de lieu, sans doute ,  les étoiles, et le reste..

Alors se forcer à rester là sans courir au dehors,  se forcer à se retrouver en soi-même, sans manger le reste du monde,  nourrir ma soif avec mes propres ressources,  retourner à la terre, retourner à la construction, sur mes deux jambes, mon ventre tranquille, mes poumons calmes, mes yeux dans les prochaines formes à parcourir.. 

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Rédigé par Planeth

Publié le 5 Juillet 2015

Séparement..

Une fois, j'ai calculé, et depuis il y a eu d'autres lieux, 40 fois, j'ai changé de lieu de vie 40 fois depuis ma naissance.

Ce matin je cherchais ce qui me confrontait au rejet parfois, et qui creusait alors une rigole si douloureuse à l'intérieur. Raisonnable, je me disais: "Puisque tu y es confrontée de nouveau, c'est que tu dois continuer à guérir cette faille".

Emotionnellement dans ces périodes je ficherais plutôt le camp loin loin pour me planquer sous un buisson épais ou un tas de rocaille, ce que j'ai fait souvent ( pas littéralement évidemment ;))

Et puis en vélo, ça a surgi.

Oui évidemment ça vient de moi, je me disais : "Pourquoi lorsque tu rencontres des gens veux-tu fonder en un instant ce qui se contruit pas à pas, aller du point A au point Z en un clin d'oeil, en une conversation partagée. Et se faisant violenter les codes, abasourdir, effarer , provoquer le rejet..

Rentrer en amitié, c'est sérieux, c'est pas les auto-tamponneuses...

Oui mais alors pourquoi cette précipitation

Alors je me suis souvenu des 40 déménagements,... l'urgence,

L'urgence et puis planquer la timidité atroce, pour aller au devant de..

C'est moins terrifiant qu'avant, la brûlure du rejet, ça m'insomnise toujours mais c'est plus doux, et puis il n'y a pas de faute, il n'y a pas de bourreaux et de victimes, il y a juste une histoire comme toutes les histoires, dont il faut trouver les quelques noeuds qui font des bleus encore , sous la peau.

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Publié le 14 Mai 2015

C'est drôle, je viens de voir "Des enfants gâtés" , c'est un film de 77, et j'y retrouve exactement quelque chose.. le moche.... Il est tellement réel, c'est tellement exactement ce dont je me souviens.

 

Une époque moche, grise, triste.

Les fringues, moches, les immeubles moches, les velleités de modernisme avec des couleurs atroces.

 

Je l'ai su, que j'avais trouvé les choses moches , petite, parce que quand je suis repassée dans certains coins, je me suis souvenue de ce que j'en ressentais à l'époque.

 

Je ne me le disais pas, mais y avait une sorte de vague à l'âme permanent, de nausée.

Parce que le moche rend malade.

On dit qu'on ne progresse pas beaucoup, l'humanité, nous, mais quand même.

Y avait plein de gens comme mes parents, des espèces de couples mal assortis, des trucs dominants/dominés, bourreaux/victimes, enfermés dans ce qu'il faut faire.

Ma mère qui s'habillait avec des tenues de dame, et j'avais l'impression que c'était des déguisements, mon père en costume pour aller travailler..

Les pantalons en tergal, le lycra, la R16 avec la couverture rouge et noire qui sentait la vieille poussière chaude. L'autoritarisme, du père, de l'instituteur, des institutions, du médecin.

En 74, on a habité en appartement. Un immeuble pas trop vilain, avec des arbres à côté. Mais dans l'appartement tout était petit, tout était moquetté, y avait de l'électrité statique partout. On entendait la dame du dessus qui marchait avec ses talons, le chien d'à côté qui aboyait sur le bord de la fenêtre. Les chasses d'eau . Mon père qui criait "tais-toi", au chien, et traitait les voisines de pêtasses et de salopes. J'avais encore des cheveux longs .

C'est gigantesque le progrès qui a été accompli, les gens se rendent compte, leur vie, le goût de leur vie, le choix, le truc primitif qui fait s'assoir au bord de l'eau, étreindre un arbre, la liberté d'être qui on veut.

 

On a du mal avec ça, la liberté d'être qui on veut, mais plein de gens sont capables autour, alors ça donne envie, comme une grande prairie qui descend.

Le film fini, je suis allée dans la rue, et j'avais un sourire pas voulu, parce que cette ville elle est belle même dans les coins pas terribles, parce que les gens sont comme ils sont.

 

Les temps gris

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Rédigé par Planeth

Publié le 29 Mars 2015

Les bébés tendent les bras pour atteindre les choses, les gens, et les ramener vers eux, les serrer contre leurs petits corps, les avaler goulument , les enduire de leur salive, et penser que toutes ces choses tous ces gens font partie d'eux , sont à eux.


C'est normal, c'est vital.... à cet âge.


J'aime donc je dois posséder, ... un bébé sait ça. C'est son leitmotiv, son objectif. Si ça ne marche pas il hurle, il souffre, il manque.


Combien de bébés ne se sont jamais départis de ce réflexe d'appropriation.. Combien sommes nous ?


Je me rends compte seulement maintenant, pour ma part, que l'instant le plus excitant, le plus magique, le plus poétique, le plus générateur de plénitude est cet instant où nous ne faisons que poser les yeux sur ce qui nous attire, ce que nous trouvons beau,
parce qu'à cet instant, il n'y a aucun souci pragmatique de "comment je vais faire pour l'avoir" et surtout aucun poids, aucune place à rajouter dans le ventre de notre égo, de nos possessions... On est obligé d'être totalement là pour épouser notre sensation, dans cet instant, jolie leçon... Car si nous sommes dans un besoin d'appropriation, nous ne sommes déjà plus à même d'être vraiment présents. Comme le touriste qui admire les chutes du Niagara derrière sa caméra.


C'est debout derrière la fenêtre de mon appartement que j'admire les jardins avoisinants, les arbres vus de dessus, les silhouettes des toits, et je me dis: si j'étais dans le jardin, je ne verrais pas tout ça.


Je me suis rendue compte à quel point je m'étais endurcie, enveloppée d'une couche protectrice, isolée pour ne pas ressentir trop fort les choses. On ne décide pas ces choses là, elles se font toutes seules.
Au moment où je déboutonne ce scaphandre, je m'aperçois que l'extérieur est doux à recevoir, intense, changeant, alors, peut-être je n'ai pas à vouloir attraper le choses et les ramener dans mon terrier pour les flairer, peut-être je peux juste ... être.

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Rédigé par Planeth

Publié le 27 Octobre 2014

 

C'est l'Automne, le métal, le blanc, le poumon,  et je pense au respir, au sentir, au re-sentir

Je suis la reine de l'apnée, dans toutes les activités que j'ai pratiquées, on m'a dit: "respire"

Dans toutes les situations compliquées, je me suis dit: "respire"

Une imminence de sensations , d'émotions  comme une vague presque menaçante, et je bloque tout.

 

Il n'y a pas de mystère, nous les fumeurs, qui avouons volontiers que quand on part s'en griller une, c'est pour se retrouver dans sa bulle, nous sommes souvent aussi des gens qui n'arrivons pas à re-sentir  en temps réel les pluies de météorites de nos rapports avec les autres.

Nous nous rendons imperméables, et du coup la nécessité de s'isoler pour analyser tout ce qui a été perçu est lancinante, comme un besoin de respirer.

 

Problèmes de respiration, à tous les étages, poumons, bronches,sinus, plexus bloqué voilà notre lot,

Quelle fée apeurée nous a doté de cette protection excessive à la naissance, quel héritage , quel vécu  nous a transformé en bernard l'hermite .

Oui j'en suis convaincue, les problèmes respiratoires sont intimement liés à la mauvaise gestion de nos émotions. 

Notre travail est de ré-apprendre à re-sentir, vivre en temps réel, savoir reconnaitre ce qu'on éprouve au moment où on l'éprouve, même si cela nous met parfois en danger, danger d'être triste, d'avoir peur, de souffrir du manque, mais aussi apprivoiser ces "trop gros" sentiments qui nous terrorisent.

 

Enfin, je parle pour nous, la tribu des apnéistes...

 

 

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Rédigé par Planeth

Publié le 24 Juillet 2014

Je vous le déclare tout net les amis, j'ai décidé de ne plus réfléchir.

 

        C'est venu d'un coup, une fâcherie, une ultime , avec mon moi-même, et puis la séparation.  

      C'était à prévoir.

Depuis le temps qu'il m'en faisait voir ce sacré bondieu d'cornichon de cerveau gauche:

Toujours avec ses: "et gnagnagna et gnagnagna..."  épileur de poils sur un oeuf ,oui!

Supputations, prévisions, soupèsements, programmations, alternatives bien pensées, j'en passe ...

Que de temps perdu! que de sensations estourbies, escamotées dès la naissance... 

-"Pas viables" qu'il disait, "mort-nées", soit disant...

Grand malade...

        J'ai rompu avec mon cerveau gauche... enfin, pas complètement.. je lui laisse l'administratif, l'économat, les trucs chiants , quoi.

Ça fait du poids en moins, soit dit en passant.  

 

    Tout à l'heure en marchant vers l'atelier  (oui je marche... un quelconque m'a emprunté mon vélo, le sagouin, et ne l'a point ramené)   je me sentais légère comme un pompon de pissenlit,  et bien, mais bien!!! 

 

      Ce qu'on nous a raconté au catèch, c'est de la foutaise, j'en suis convaincue... 

"mes enfants, lorsque vous voyez un sentier épineux et une vaste allée joyeuse... choisissez le sentier.."

Et nous on croyait!  oui oui, on croyait qu'il fallait se taper les ronces et tout le toutim pour être des gens super corrects et faire plaisir à nos parents.

 

     Mais moi, depuis que je ne réfléchis plus, je me suis rendue compte d'une chose, c'est que mon instinct à moi, il préfère l'allée rigolote  au truc pas net et bourré d'épines. Et je lui donne tout à fait raison. 

Quand je persiste à faire les choses , alors que visiblement ça ne veut pas le faire, c'est la cata.  

Alors que quand les corolles s'épanouissent, les oiseaux chantent et les portes s'ouvrent devant moi, j'ai la ferme conviction que c'est la bonne.

 

Me voilà donc avec près d'un demi-siècle dans les pattes de réflexions,  (oui j'ai commencé à réfléchir beaucoup déjà tout bébé)   pour arriver à une seule conclusion:

Ce qui doit arriver arrive, ce qui ne doit pas arriver n'arrive pas..

 

Sur ce , des bisous à ceux qui le méritent !

 

Tchou

 

 

 
Va où le vent te mène, va

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Rédigé par Planeth